Un site Internet, vraiment nécessaire pour ma clinique ?

13 décembre 2018par Grégory SANTANER

Le dernier baromètre du numérique de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes (ARCEP) publié début décembre 2018 annonce que 80% des français ont un usage quotidien d’Internet.

Pour autant, certains praticiens s’interrogent parfois sur l’intérêt de disposer d’un site Internet pour présenter en ligne sa clinique vétérinaire. En France, ce sont d’ailleurs seulement 60% des établissements vétérinaires qui ont un site Internet en 2018 (Baromètre Imago Research).

La base de votre communication numérique

Dans une société de plus en plus fortement influencée par le numérique, avoir un site Internet pour présenter ses activités est non seulement nécessaire mais également indispensable.

En effet, lorsqu’un propriétaire d’animal de compagnie cherche son futur vétérinaire, le site Internet va devenir un passage quasi obligé pour se renseigner comme le montre le schéma ci-dessous issu d’une enquête menée par VetoNetwork en novembre 2018 auprès de clients des vétérinaires.

En effet, passées les classiques recommandations physiques et numériques, le site Internet qui arrive en 3ème place pour choisir son vétérinaire. Un site Internet va ainsi permettre de diffuser des éléments parfois simples mais qui vont intéresser vos clients et vos prospects :

  • Qui êtes-vous ? Quelle est votre mission et quelles sont vos valeurs ? Qui sont les membres de votre équipe ?
  • Comment travaillez-vous ? Comment est agencer votre établissement vétérinaire et de quel matériel disposez-vous. Attention à bien faire en sorte d’incarner les clichés photographiques qui pourraient illustrer ces rubriques pour les rendre vivantes et habitées aux yeux des visiteurs.
  • Comment vous joindre ? Votre adresse, vos coordonnées postales, téléphoniques mais également numériques (courriel, messagerie sociale, prise de rendez-vous en ligne, etc…).

Un site Internet qui doit être efficace

Une des premières actions à mettre en œuvre est de posséder son propre nom de domaine pour faire en sorte d’avoir une adresse facile à mémoriser pour mentionner l’adresse de son site Internet.

En effet, un site Internet du type www.cliniqueduchatbleu.com sera bien plus précis et parlant que ce que l’on peut encore voir souvent avec des adresses du type http://www.monveto.net/cliniquechatbleu où l’identité de l’établissement vétérinaire n’est pas réellement mise en avant.

Il est très simple d’acheter pour moins de 10 € HT / an un nom de domaine sur des sites connus et sécurisés comme www.ovh.com/fr ou www.amen.fr. Cette adresse fixe pourra être redirigée vers votre site Internet quelle que soit sa vraie adresse.

Parmi les 60% d’établissements vétérinaires qui ont un site Internet, une trop faible part est adaptée techniquement aux enjeux de communication modernes. En effet, un site Internet qui n’est pas adapté à une consultation sur un smartphone n’aura qu’une utilité limitée.

Il est donc important de vérifier que votre site ou votre futur site est bien adapté à une consultation sur mobile. Il existe des outils simples et gratuits pour tester votre site actuel et votre futur site :

La vitesse de chargement est également un critère majeur pour que visiteurs prennent plaisir à consulter et rester sur votre site. Là aussi, des outils permettent d’évaluer ce point.

Un site Internet pour recruter

Le recrutement est un des points de friction les plus importants en ce moment dans le monde vétérinaire.

Or, quand on interroge des futurs diplômés (5ème année) ou des jeunes diplômés (sortis depuis un ou deux ans), le premier geste qu’ils font quand ils viennent de lire une annonce, c’est de regarder le site Internet de l’établissement vétérinaire (dans 96% des cas).

En effet, les jeunes diplômés souhaitent pouvoir se projeter dans leur possible future équipe et voir où ils vont postuler. L’absence de site Internet ou l’existence d’un site Internet de mauvaise qualité, non mobile compatible et/ou présentant peu de contenus mis à jour et intéressants est un handicap dans la course au recrutement qui se joue actuellement.